La mobilisation des lycéens a été phénoménale dans la Haute-Loire et en France… et elle va durer…

La mobilisation des lycéens a été phénoménale 

dans la Haute-Loire,

dans l’académie de Clermont-Ferrand,

comme partout dans le pays.

De quoi la colère des jeunes est-elle le nom ?

Le syndicat FO était sur tous les fronts aujourd’hui aussi bien devant les lycées bloqués qu’aux côtés des lycéens qui ont défilé comme à Brioude, à Monistrol et au Puy-en-Velay.

Les lycéens ont défilé dans les rues de Brioude et du Puy. Ils étaient des centaines dans les rues du Puy, de Brioude et de Monistrol. FO a assuré le service d’ordre, avec la FSU, la CGT et Solidaires. Nous avons fait le lien avec les forces de l’ordre pour éviter tout affrontement et avons essayé d’assurer la sécurité des élèves sur la voie publique.

De quoi la colère des jeunes est-elle le nom ?

Les médias et le gouvernement ont décidé que les lycéens n’avaient aucune raison légitime de se mobiliser et d’exprimer leurs revendications. 

Pourtant, la plupart des lycéens demandaient par leurs slogans :

  • l’abandon de ParcourSup,
  • des classes moins chargées,
  • le remplacement des professeurs absents,
  • le respect de leurs professeurs et des personnels de l’Education nationale,
  • les moyens d’effectuer leurs études dans de bonnes conditions,
  • le besoin de retrouver un espoir d’avenir,
  • le refus de voir l’Europe ravagée par la guerre,
  • le refus d’étouffer dans des locaux inadaptés en période de canicule ou de souffrir du froid l’hiver…

C’est la première fois que, sur de nombreux lycées et dans la manifestation, les jeunes ont chanté en chœur l’hymne nationale, La Marseillaise. Cela montre leur attachement à la République sociale et solidaire, à l’Education nationale Cela montre une réelle conscientisation de nombreux jeunes qui comprennent parfaitement que les réformes Blanquer ont mis à genou le lycée, le baccalauréat et le système scolaire et universitaire. Ils ont peur pour leur avenir.

Ce mouvement ne s’éteindra pas. Plus de 950 lycées étaient bloqués dans toute la France, soit près d’1/3 des lycées du pays ! Le gouvernement panique, comme les médias, face à une colère légitime de la jeunesse. Les revendications des lycéens rejoignent celles des personnels de l’Education nationale.

Durant la manifestation à Clermont-Ferrand, beaucoup de nos élèves nous ont salué avec respect. Ils ont compris la réalité des conditions de travail de leurs enseignants … qui bien souvent comprennent eux-mêmes le désarroi de ces adolescents. Ce sont nos enfants aussi, nous qui sommes parents, ils sont les enfants de la République. Ils sont l’avenir de ce pays.

Il est évident que la mobilisation des lycéens va s’étendre au pays comme une traînée de poudre. Le ministre Geffray, comme le gouvernement, doit entendre leurs revendications qui rejoignent celles des personnels… et y répondre. Le mépris, la répression, la propagande, les manœuvres dilatoires ne peuvent être la seule réponse. Pris de panique, certaines académies ont décidé de remettre en place la visioconférence pour les cours et de fermer ainsi les lycées jusqu’aux vacances de Toussaint.  Comme seule réponse le Ministre a donc annoncé fermer près de 400 lycées jusqu’à la semaine prochaine.  Certains lycées ont confiné les élèves internes. Interdiction de sortir. 

Le ministre a annoncé aujourd’hui la hausse des frais d’inscription à l’université… qui toucheraient aussi les BTS et les classes préparatoires. S’il cherche à pousser les étudiants à se joindre au mouvement, il ne s’y prendrait pas si bien…

Les syndicats de la FNEC FP-FO considèrent que la place des personnels est aux côtés des lycéens, pour les soutenir et les protéger.

Mardi 6 octobre, des organisations lycéennes appellent à une mobilisation nationale. Les étudiants du supérieur se joignent à cet appel. 

Dans cette situation, la FNEC FP-FO appelle tous les personnels à se tenir dans les jours qui viennent aux côtés des lycéennes et lycéens devant les établissements pour exprimer avec eux des revendications qui sont communes, pour les protéger de la répression gouvernementale. Alors que l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent à une grande journée de mobilisation et de manifestations mardi 6 octobre, la FNEC FP-FO appelle les personnels à être massivement en grève ce jour-là et à manifester aux côtés des lycéennes et lycéens, des étudiantes et étudiants pour exiger :

  • Stop à la répression envers la jeunesse ! Pas touche à nos élèves !
  • Créations de tous les postes nécessaires dans l’Éducation nationale et à l’Université !
  • Abrogation de Parcoursup !
  • Abandon du budget 2027 et ses 54 milliards d’€ d’économie !

L’avenir s’écrit avec la jeunesse !

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